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Floraison

Documentation
Croissance, saturation, réglages

Fonctionnement

Un clic sème une tige, une seule, à un endroit tiré au hasard de la feuille. Maintenir le doigt ou le bouton enchaîne les tirages. La feuille ne change jamais de couleur : elle se couvre parce que l'encre s'accumule.

La croissance d'une tige

Une règle, pas un dessin

Une hampe part d'un point, avance en se courbant légèrement, et se divise. Chaque branche recommence la même opération, plus courte et plus fine, jusqu'au dernier ramuscule qui se termine par une graine carrée d'un pixel ou deux. Quatre divisions suffisent à produire les nuages de ramifications qui font l'allure sèche ; trois donnent une plante rase, cinq une plante fournie.

Cinq formes

Le tirage passe par cinq constructions. La panicule porte des nuages le long de sa hampe et à son sommet. L'ombelle ouvre ses rayons en dôme depuis un seul point. L'épi aligne de petites fleurs de part et d'autre de sa tige. La corolle dessine cinq à neuf pétales en contour, avec des étamines. La graminée s'arque franchement et ne garde que quelques poils. Les réglages permettent de n'en semer qu'une seule.

Quatre épaisseurs

Chaque trait appartient à l'une des quatre classes, de la hampe au dernier ramuscule, et chaque classe a son épaisseur et son opacité. Les plus fines passent sous le pixel : le navigateur les rend en gris, et c'est cette imprécision qui donne la poussière du dessin. Un trait vraiment noir est toujours une hampe ou une superposition.

La saturation

Aucun voile n'est appliqué, aucun fond n'est assombri. La page devient noire uniquement parce que les traits se recouvrent. Comme un trait fin ne couvre presque rien, il faut plusieurs centaines de tiges pour y arriver, et une progression : les tiges qui suivent sont plus grandes, plus épaisses et plus opaques que les premières. Le réglage Tiges pour saturer fixe le rythme de cette montée.

La mesure affichée n'est pas un compteur de clics. Après chaque tige, la feuille est réduite à cent quarante pixels de côté et moyennée : ce que le pourcentage décrit est la quantité d'encre réellement posée. Sur une feuille de proportions courantes, avec le réglage par défaut, comptez trois cents tiges pour quarante pour cent, six cents pour quatre-vingt-cinq, huit cents pour la page pleine.

Le rideau

Passer le curseur sur la feuille sans cliquer écarte le dessin. Ce n'est pas un effet appliqué aux tiges mais à la feuille elle-même : un disque est découpé en dix-huit anneaux, chacun repoussé et tassé vers l'extérieur, ce qui ouvre une trouée de papier nu au centre. Le coût de l'opération ne dépend donc pas du nombre de tiges, et le rideau reste fluide même sur une page saturée.

La tige dont la tête est la plus proche du curseur est alors retracée dans la trouée, tête sous le curseur, à l'échelle de l'ouverture et à pleine densité. C'est la seule occasion de voir un spécimen isolé une fois la feuille chargée. Porter le rideau à zéro le coupe entièrement.

Guide de réglages

Selon le dessin voulu

IntentionTailleEspècesRamificationTiges pour saturer
Herbier, quelques spécimens140 %une seulefournie1600
Prairie, page aérée100 %toutesnormale620
Fourré, page pleine80 %toutesnormale300
Trame fine, grain régulier45 %épiscourte900
Nuage, masse floue120 %paniculesfournie450

La taille et l'épaisseur ne s'appliquent qu'aux tiges à venir : ce qui est déjà posé ne bouge plus. C'est ce qui permet de composer une feuille en plusieurs passes, grandes tiges d'abord, trame fine ensuite.

Semis

RéglageCe qu'il fait
CadenceVitesse du semis maintenu, d'une à trente tiges par seconde.
RépartitionÀ gauche, chaque position est tirée au hasard sans mémoire. À droite, plusieurs positions sont tirées et celle qui tombe le plus loin des dernières tiges est retenue.
InclinaisonÉcart maximal des hampes à la verticale. À zéro, toutes les tiges sont droites et le dessin devient une trame.
Portée du rideauLargeur de la trouée au survol, en part du petit côté de la feuille.

Méthode

Dans cet ordre

  1. Déplier la feuille en plein écran si le dessin est destiné à un fond d'écran. La feuille adopte alors exactement les dimensions de l'affichage.
  2. Choisir l'encre, noire sur blanc ou blanche sur noir. L'inversion peut se faire à tout moment, le dessin est conservé.
  3. Semer une dizaine de tiges à la main pour juger de la taille et de l'espèce, puis corriger.
  4. Lancer le semis en continu et l'arrêter quand la densité convient. La mesure de saturation donne un repère, l'œil décide.
  5. Passer le curseur sur la feuille pour vérifier les spécimens de près avant d'exporter.
  6. Exporter, en PNG pour un usage direct, en SVG pour retoucher ou imprimer en grand.

Diagnostic

Le bloc de mesures, sous Plus de réglages, donne l'état exact du dessin.

MesureCe qu'elle dit
tigesLe nombre posé. La feuille s'arrête d'elle-même à deux mille six cents.
saturationL'encre réellement posée, relevée sur le dessin et non déduite du nombre de clics.
feuilleLes dimensions en pixels réels du dessin en cours, densité d'écran comprise.
densitéLe rapport entre pixels réels et pixels d'affichage, plafonné à deux.
dernière espèceLa forme tirée au dernier clic, utile pour reconnaître ce qu'on vient de semer.

Exporter

Les tiges sont conservées en coordonnées relatives, jamais en pixels. Une sortie n'est donc pas un agrandissement de ce qui est affiché mais un nouveau tracé à la taille demandée : les traits gardent leur finesse et les proportions demandées recomposent le dessin sans le déformer.

Quatre tailles sont proposées, celle de la feuille affichée, celle de l'écran, celle de l'écran en pixels réels et un tirage de trois mille pixels de large, plus une taille libre. Le PNG comprend le papier. Le SVG contient une tige par groupe et un tracé par classe d'épaisseur ; son poids grandit avec le nombre de tiges, comptez quelques mégaoctets sur une feuille saturée.

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